Paula Hawkins : La fille du train [CHRONIQUE]

 

Évolution des chroniques :

Révision de la page le : 21/08/2017

Depuis que j’écris des chroniques, j’ai peur de trop en dévoiler sur le livre et du coup… Cela me frustre !
Je vais tenter une expérience, ajouter un chapitre « spoiler » aux articles écrits et créer une chaîne youtube/soundcloud sur laquelle je vais créer des podcasts audios, ce format sera un complément aux chroniques (Mon ressentit) et surtout, je les présenterais « Comme ça me vient ». Je vais parler de passages précis des livres, comment j’ai vécu les intrigues etc… Le but est de partager ces avis avec vous, lecteurs et auditeurs.

Aujourd’hui la chronique portera sur le roman : La fille du train de Paula Hawkins.

Synopsis : 4ème de couverture

Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller à Londres. Le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 l’après-midi. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d’en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…

 

Mon avis

Cela faisait un petit moment que je voulais lire ce livre, mais je n’ai jamais pris le temps de le lire. J’entendais à gauche à droite, « L’intrigue est superbe », « la fin est surprenante » et « Wahoo, je l’ai lu d’une traite ».

Je n’aime pas trop regarder les critiques littéraires, surtout en France. J’ai toujours l’impression qu’ils ne lisent pas les livres, ou nous n’avons pas les mêmes goûts. Je me suis donc tourné vers les avis sur internet, et là, beaucoup d’avis positif. Du coup, je l’ai lu.

L’histoire tourne autour de 3 femmes, Rachel, une alcoolique qui prend le train pour se rendre à son travail tous les jours, elle s’assoie à la même place et elle invente des vies aux personnes qu’elle voit pas la fenêtre, parmi eux, Jess de son vrai nom Mégane qu’elle prend pour son idéal féminin, elle a une belle maison et un super mari, enfaîte, elle a la vie que Rachel avait avant… avant son alcoolisme et avant que son mari ne la trompe avec Anna, une jolie femme attirante. Mais voilà, un jour elle voit Jess embrasser un autre homme et son idéal féminin tombe à l’eau.

Au début du livre, j’ai eu un peu de mal avec Rachel, son alcoolisme est un peu trop présent et les pages se ressembles. L’histoire débute réellement lorsque de Mégane disparaît mystérieusement. Mais voilà, le super roman, que tout le monde parle « Une fin insoutenable », « Une construction pleine de suspense cf : 20minutes » et « Avec ce thriller psychologique exceptionnel, cf : lecteurs.com». Dans la réalité, il en est tout autre. L’intrigue est bien montée, mais j’ai eu des soupçons sur le vrai meurtrier vers la 100eme pages sur les 378, et j’en étais sûr à la 200ème pages environs.

Voilà, là c’est le flop.  Tout au long des 178 pages restantes, tous les indices ne font que confirmer mes soupçons et du coup je suis un peu déçu de la fin. Pas de magie, ni de fin surprenante, pourtant j’ai attendu, page après page, ligne après ligne, LE moment, ou, tout bascule. Mais non…

Malgré cela, j’ai passé un très bon moment dans ma lecture. L’écriture est fluide et le roman est simple à lire, mais les personnages ne sont pas attachants.

Si vous cherchez un roman rapide à lire, sans trop vous prendre la tête, avec un peu de suspens, je vous le conseil. Sinon, passer votre chemin.

13/20

 

Partie spolier

Dans cette section, j’aborderai différentes parties du livre dans un ordre « Comme cela me vient ».

Parlons un peu de l’intrigue, c’est un peu le cœur du livre non 🙂

Tout d’abord les motivations de Rachel pour enquêter sur cette affaire. Dans le contexte, Rachel est présente sur les lieux au moment de la disparition de Mégane. Je trouve que l’auteur à bien mener sa barque, cela rend l’intrigue prenante et nous pouvons même soupçonner un court instant l’implication volontaire ou non de ce protagoniste.

Mais voilà, comme je disais précédemment, je trouve qu’il est trop facile de connaitre le mobile et le coupable.

A la moitié du livre, nous apprenons que Mégane était enceinte, de fort soupçon porte sur le psy, qui est son amant. Quelques dizaines de pages plus tard, nous avons une piste assez conséquente, c’est Rachel qui retrouve une partie la mémoire, dans ce fameux passage sombre. Elle revoit Anna, qui monte dans la voiture de Tom. Mais voilà, c’est le passage, qui dévoile toute l’intrigue…  Si Anna était présente, qui garde son bébé ? Du coup, il est simple de remettre toutes les pièces du puzzle, dans le bon ordre. Tom est en fait l’amant de Mégane et l’enfant qu’elle porte est le siens. On peut supposer à ce moment du roman, qu’il la tue car elle ne veut pas avorter ou elle veut tout raconter à Anna. À partir de ce passage, tous les indices du livre sont orientés vers Tom. Par exemple : quand Tom demande à Rachel si elle se souvient de quelques choses, et que sa réponse est non, on sent qu’il est soulagé (Ce qui est assez dur au niveau de l’écriture).

Je pense que l’auteur a mal joué le milieu et la fin de cette l’intrigue. Elle aurait pu mettre un peu plus d’énigme et de piments, quitte à changer l’intrigue en la complexifiant un peu. Là elle est trop… banale, trop simple.

Ce thriller psychologique n’est pas assez poignant, on sent la détresse des différents protagonistes, mais il manque la partie insurmontable de l’épreuve.  Et à l’inverse la partie de l’alcoolisme de Rachel qui est trop présente.

Passons à l’écriture, la plume est simple et facile à lire, ça c’est un point important.  Il n’y a qu’un point, qui me gêne l’utilisation du mot « crache » exemple « lui crache-t-il », je sais pas, si c’est un problème de traduction mais j’aime pas ce mot.

Cela reste un bon roman et malgré les quelques défauts ça marche.

 

Add a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *