Retour sur le NanoWrimo – 2 mois après

 

Comme vous le savez, j’ai eu la motivation de participer au NanoWrimo 2015 (Mon profil). Un mois pour écrire 50 000 mots. Nous sommes le 26 Janvier 2015 et je recommence enfin à rependre le gout à l’écriture. Dans cet article je vais vous présenter ma vision du NanoWrimo : l’avant, le pendant et l’après, oui, il y a bien un après, et heureusement !

J’ai découvert l’existence du NanoWrimo milieu Septembre 2015. Tout de suite le système m’a plus, écrire 50 000 mots en un mois, avec des ateliers IRL (In Real Life ou dans la vie réelle, avec des vrai gens). Ce côté social m’a tout de suite plus et puis c’est un défi personnel, aucune médaille, pas de compensation financière, seulement le plaisir de réussir quelques choses.  50 000 mots représente 1666 mots par jour soit environs 3,5 pages, beaucoup trop pour moi. Une idée m’a traversé l’esprit, pourquoi ne pas définir mon propre objectif ? Par exemple : 25 000 mots…  Banco !

Le défi personnel autorise, (et encore heureux) de préparer son roman : définir les intrigues, les lieux, les fiches de personnages etc… J’avais mon histoire en tête, tout le cheminement, les interactions entre les personnages principaux (globalement), il ne me manquait que les personnages secondaires ! Des heures et des heures de travail. Je ne pouvais plus reculer ! Le nano me hantait, j’étais nano contaminé… Une question me trottinait dans la tête, comment organiser toutes ces idées et tous ces informations ?

L’organisation ! Comme dirait l’autre « A chacun sa méthode ! » Pour certaines nouvelles que j’ai écrit par le passé, tout se passait pendant la phase de l’écriture, les personnages, les lieux, les intrigues, tout sortait de mon imagination sans créer de plan ou quoi que ce soit. Pourtant pour ce premier roman, le besoin d’une organisation c’est vite fait sentir, trop complexe, trop d’intrigues principales et secondaires, trop de personnages, il fallait faire quelques choses !

Mes besoins étaient simples, pouvoir organiser mes pensées, mes notes et mes réflexions. Je suis d’abord parti sur le logiciel Scalpe, simple d’utilisation mais assez limité. Puis j’ai utilisé OneNote, Il existe une version pour équipements mobiles (smartphones, tablettes etc…) ainsi qu’une version PC/MAC, c’est simple et gratuit. Toutes mes notes sont accessibles via le cloud de Microsoft « OneDrive ». OneNote est super mais un hic… pas de statistiques, comment savoir ou j’en suis de mon nano ! Du coup, je l’ai exclu pour l’écriture ! Après pas mal de tests entre Ywriter, Scrivener, Storyist, StoryBook etc… J’ai décidé d’investir dans Scrivener, surtout lorsqu’un site propose 60% de réduction, qui aurait hésité ? (Recherche Google « Scrivener réduction »). Pour info, si vous n’avez pas envie ou pas les moyens d’investir dans Scrivener ou un autre logiciel d’aide à l’écriture payant, je vous conseil Ywriter 6, pas mal du tout et gratuit.

Mon organisation était simple : Freemind pour l’organisation des pensé sous forme de Mind Mapping (Carte mental), OneNote pour la prise de note, les recherches etc… et Scrivener pour l’écriture. De temps en temps, par exemple chez le docteur j’écrivais sur OneNote depuis ma tablette et je copiais/collais dans Scrivener à la maison, mais chut c’est un secret. Je vous préparerai un billet spécial « Logiciels d’écritures ».

Le jour J arrivait à grand pas, encore 48 heures d’attente, l’impatience ! Les doigts me démangeaient, je voulais absolument ouvrir Scrivener et commencer l’écriture ! Mais non, il fallait résister. Le plan était simple, même si mon objectif était réduit à 25 000 mots, je voulais quand même tenter les 50 000 mots, du coup, les premiers jours, une moyenne de 1666 mots et si je ne tenais pas la cadence, diminuer le nombre de mots à 833 mots par jour.

Le 1er Novembre tombait un dimanche et la communauté Rhone-alpine de NanoWrimo avait organisé une soirée spéciale pour le lancement, appelé aussi kick-off. A minuit, des dizaines de nanoteurs se lança dans l’aventure, au même moment dans le reste de la France, des centaines de personnes en faisait autant et quelques heures plus tard des centaines de millier de nanoteurs tentait le défis à travers le monde.

A mon grand regret, je n’ai pas pu/voulu participer à cette soirée de lancement. Du coup, dès le dimanche matin vers 6h30, j’ai commencé l’écriture de mon roman et par conséquence le NanoWrimo. Au bout de quelques heures j’ai pondu les 1666 mots + 1, fin de là pour la journée.

La première semaine a été dure, Jour 1 : 1667 mots puis les jours suivants :  3333, 5000, 5354, 6204, 7105 et enfin le samedi 10267 mots, j’accusais d’un retard de 1400 mots, soit plus d’une journée d’écriture. Je n’arrivais pas à me mettre dans le bain, l’histoire était là mais cela n’avançait pas plus que ça. Je cherchais à rédiger de belles phrases, des tournures artistiques, mais c’est le NanoWrimo, je n’avais pas le temps de continuer ainsi.

De plus je me suis emmêlé les pinceaux sur blog, les numéros des jours ne sont pas correct, le billet du jours 7 est en fait le 8 j’étais tout décalé, pas le temps de regarder ça. Le dimanche, à la suite d’une grosse matinée d’écriture, je reviens dans la course et rattrape mon retard.

La seconde semaine est plus simple, plus de motivation, toujours le maximum de mots possible par session. Le 14eme jour, je suis dans les clous avec 100 mots d’avance. Mais dans la semaine j’avais quand même cumulé plus de 1600 mots de retard. Le moral est toujours là et l’organisation est rodé. J’écris les matins pendant que mes petits boivent leurs biberons, j’écris les midis et les soirs, des courtes sessions de 30 à 40 minutes à chaque fois.

A ce moment-là mon histoire commence à dévier de la trame principale, mais rien de bien méchant. J’avais pris pour habitude en fin de journée de publier un billet sur le blog et de noté objectif : xxxxx / 50 000 et ce soir-là 23444/50000. J’ai relus à plusieurs reprises ce chiffre. Bientôt les 25 000 mots. Mon objectif personnel est à portée de mots. J’en avais les larmes aux yeux. Du coup, au fond de moi, une petite voix me disait et si tu réussissais les 50 000 mots, et si tu arrivais à finir le NanoWrimo ?

La semaine 3 pourrait s’intitulé « une autre paire de manche ».  J’étais vraiment pas mal du tout, seulement 260 mots de retard le vendredi, je me suis dit « Aller, petit Week-end tranquille ».  Je vais pouvoir faire ouf, surtout que mon imagination commençait vraiment à me faire faux bond. C’était dur, de plus en plus dur ! Mais voilà, Samedi 21, ma journée commença comme tous les jours en écrivant, au bout de quelques mots une douleur à la gorge commença à me surprendre, quelques instants après, des maux de têtes de plus en plus sévères, 39 de fièvre, je stop, journée terminé. Le dimanche c’est un peu mieux, 1800 mots environs, mais obligé de reprendre tout le travail du samedi, les phrases ne voulaient rien dire. Encore pas mal de retard : 1502 mots. Mais le pire n’est pas là… depuis quelques pages, l’histoire n’avait, plus de relief, plus de peps rien, elle était vide. La session du dimanche se fini par un mauvais coup au moral.

Semaine 4, un début extrêmement compliqué et contrasté, le lundi beaucoup de mots, mais pas la forme, toujours malade. Le mardi se fût le flop, 0 mot whaoo ! Je voyais mon nano s’envoler et moi cloué sur place. Le moral s’enfonça de jours en jours, une partie de moi était quand même satisfaite, j’avais franchi la barre des 25 000 mots.  Le Mercredi 25, mon corps et mon esprit repris du poil de la bête, le meilleur moment pour se regarder dans la glace, retrouver une détermination et s’envoyer un coup de pied au cul. Je buchai toute la soirée, et après un gros effort et pas mal d’énergies dépensés le conteur dépassa les 40 000 mots, je fus vanné et mon lit m’accueilli les bras ouverts.

Nous arrivâmes à la fin du NanoWrimo, les derniers jours était très stimulants. En déplacement le dernier jour du NanoWrimo, il fallait absolument valider mon nano le dimanche 29, dès le matin l’écriture allait rythmer la journée. Au bout de pas mal d’heures, mon histoire était terminée, j’interrogea les statistiques… 50 030 environs. Je regardai les stats une seconde fois. Le chiffre était identique, j’avais réussi ! Je copie/colla le roman sur le site du nanowrimo, et là… la statistique officielle tomba 50 051 mots ! Yahoo!!!!! J’ai eu le droit à la superbe vidéo de fin et à mon certificat de réussite ! Mais surtout j’ai accompli mon défi personnel… deux fois, la barre des 25 000 mots et la barre des 50 000 mots.

NaNo-2015-Participant-Banner

Et après ?

Les premiers jours, j’étais super euphorique, remplis de joie, mais les jours d’après, je n’avais plus envie d’écrire, impossible de d’aligner le moindre mot, mais pas un billet pour le blog. J’étais comme lessivé, amorphe. A mon niveau le NanoWrimo est une épreuve. La plus grande nouvelle que j’ai dû écrire faisait dans les 5 000 mots environs. Alors, 50 000 mots c’était, une utopie, un chiffre extraordinaire. 2 mois, c’est le temps qu’il m’a fallu pour retrouver l’envie d’écrire.

 

Et le roman ou en est-il ?

Grace au NanoWrimo, j’ai fini la première écriture de mon roman, je me suis aperçus de certains problèmes dans le scénario, dû aux légères déviations empreintes par les personnages, de même leurs caractères ne sont pas forcément comme je les avais imaginés, mais qu’importe ! L’écriture est là pour créer et donner vie à un monde, un univers et c’est ce que j’ai fait pendant ce mois de Novembre 2015.

Le but maintenant est de reprendre chapitre par chapitre, scène par scène, chaque personnage, chaque lieu et de commencer la seconde réécriture afin de remettre tout l’histoire en ordre et enfin donner de la profondeur aux phrases.

 

La conclusion

Le NanoWrimo est une superbe expérience, peux être un peu trop facile pour les écrivains aguerris, mais rien ne vous empêche de vous créer votre propre défi en nombre de mots, mais sachez le titre de gagnant n’est donnée qu’aux auteurs dont leur roman dépasse les 50 000 mots.

Même si j’ai réussi cette épreuve, deux regrets subsistent, le premier est la vitesse à laquelle il faut pondre les mots pour rentrer dans les clous, personnellement cela me prenait environs 1h30 à 2h par jour pour écrire 1666 mots quand l’inspiration était présente. Le second est de n’avoir pas participé aux évènements social comme les Nanowrite-in à Lyon et le kick-off, j’ai participé quelques fois à des Word-War sur le Chan IRC mais pas réellement d’interaction avec les autres membres.

Au jour d’aujourd’hui, je ne sais toujours pas si je vais participer au NanoWrimo 2016. Tout ce que je sais c’est que cette expérience m’a permis de commencer l’écriture de mon premier roman et de voir les bons et les mauvais côtés du scénario. Il me reste à tout mettre à plat, affiner l’histoire, écrire avec style et enfin réécrire la seconde version.

Le mot de la fin : Allons de l’avant, j’ai beaucoup de projets personnel, certains aux niveaux de l’écriture, d’autres liés à mon travail, ou encore quelques-uns sur le développement de moi-même. Au milieu de tout ce tas, la réécriture du roman prendra encore du temps, et comme je dis souvent « laissons le temps au temps ». Je songe aussi sérieusement à mon prochain défis :  Ray Brabdury  – 52 nouvelles en 52 semaines. Peux être pour 2017, a va voir 🙂

 

Lexique

Kick-off : Soirée de lancement du NanoWrimo. Le kick-off ou coup de pied d’engagement est à 0h00 le 1er novembre.

Nanowrite-in :  Ce sont des regroupements de nanoteurs bien souvent dans un bar ou chez une personne, afin d’écrire, participer à des jeux et d’échanger et tout cela de manière conviviale.

WW ou Word-Wars : Jeu de groupe dont la règle est simple, écrire le plus de mots possibles en un temps donné, bien souvent 30 minutes.

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