Un piano dans la gare [Exercice d’écriture]

 

Les exercices d’écritures permettent d’améliorer son style et de partager ses textes avec d’autres personnes. De temps en temps je navigue sur les flots d’Internet à la recherche de quelques exercices d’écriture.

Aujourd’hui je vous publie un exercice proposé par julietrichet sur le forum http://www.ecrire-un-roman.com/forum-ecriture

Enoncé :

Un piano dans la gare (jeu d’écriture)
règles du jeu : écrire un texte.
contraintes: un piano se trouve dans le hall de la gare.

Voiçi le texte que j’ai proposé pour cet exercice. Si vous avez des commentaires sur ce texte, vous pouvez le déposer directement sur cette page ou je vous donne rendez-vous sur http://www.ecrire-un-roman.com/forum-ecriture

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Depuis quelques secondes tout est calme, aucun bruit n’agite mes tympans. Je me sens bien. Un doux parfum de rose vole dans l’atmosphère. Pourtant autour de moi tout est gris sombre, sans âmes. Les trains sont à l’arrêt. Il ne reste que moi !

Quand soudain un rayon de soleil passe à travers le toit vitré de la gare illuminant de mille feux un splendide piano à queue de prestige, il est là dans le hall. Seul il règne en maître dans cet endroit lugubre. Sa couleur noir brillante et ses touches ivoire me donnent une irrésistible envie d’aller jouer quelques mélodies sur cette machine d’exception. Je m’approche sans regarder autour de moi. La terre pourrait s’arrêter de tourner, rien ne pourra m’empêcher de prendre place pour dompter cette bête à cordes.

Je suis assise devant le clavier. Je commence à jouer quelques notes. Le son est d’une pureté à en faire frémir du Crystal. Mes mains glissent sur les touches, tout est limpide, tout est magnifique. J’enchaîne les simples, doubles et triples croches sans accros même les pauses sur la partition me font vibrer tellement ce moment est magique.

Tout à coup ma vision se trouble. Le piano se déforme, le son oscille entre grave et aigu. Un voile de plus en plus blanc et opaque se dessine devant les yeux.
Cette musique si douce et envoûtante laisse place à un brouhaha sans nom. Je sens mes paupières se lever. Je suis dans les bras d’un homme.
– Comme allez vous mademoiselle ?
– Où suis-je ? ou est le piano ? , je demande d’une petite voix apeurée.
– Ne craignez rien, vous êtes en gare de Lyon et vous avez fait un malaise, répond le pompier.

Les gens tout autour de moi continues à marcher comme des zombies, mon mari est là avec les bagages, mais mon esprit est toujours dans cet endroit inconnu est merveilleux. Je n’ose revenir à la réalité. Je me laisse retourner… retrouver mon piano.

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